What if we invest in human capital?

What if we invest in human capital? Thoughts from North African NGO Leaders.

Par Taoufik Fourati pour Sciences Po Monde Arabe

12988066_10156706105620702_1612971835_nLe vendredi  9 avril 2016, SPMA  eu le plaisir d’accueillir M. Mohammed Abbad Andaloussi, fondateur de l’incubateur d’entrepreneurs Injaz Morocco et M. Lotfi Hamadi, fondateur de Wallah We Can, ONG qui réhabilite les internats publics tunisiens et les transforme en écosystèmes autonomes.

M. Andaloussi a souligné l’importance de promouvoir l’esprit d’initiative et d’entreprenariat en tant que matière fondamentale à l’école. Injaz Al-Maghreb a réussi à intégrer au sein du curriculum scolaire des modules de création d’entreprises, et des formations à l’entreprenariat. Les gains mesurés sont multiples : Les élèves impliqués sont capables de proposer des idées business créatives et rentables. Ils gagnent aussi sur un plan humain en termes de compétences interpersonnelles et d’autonomie. Pour cela, l’association se doit d’assurer les moyens de sa professionnalisation, en recrutant des équipes permanentes, en développant le mécénat de compétences avec les entreprises et en multipliant les partenariats avec le secteur privé. La capacité de l’association à monter en échelle en fait un atout essentiel pour le développement au Maroc. M. Andaloussi est récipient du prix WISE et a été primé par la Clinton Global Initiative

M. Hamadi, ayant fait carrière au Canada, a décidé de s’installer en Tunisie suite à la Révolution de 2011, qu’il a vu comme une opportunité de « changer les choses ». Il s’est d’abord engagé en politique, au sein du parti Al-Jomhouri (Centre Gauche). Suite aux manifestations de Siliana, aux assassinats des députés Belaid et Brahmi et du mouvement de contestation du Bardo, il se retire de la vie politique pour se consacrer à une action directe, « de terrain », l’initiative Wallah We Can. L’association tente de créer des sources de richesses au sein des établissements scolaires les plus démunis. Elle y installe des panneaux photovoltaïques, y organise une production agricole, dont les surplus sont revendus pour acheter du matériel éducatif. L’action s’accompagne d’un volet développement personnel, par l’implication des élèves dans la gestion des équipements à travers la création de clubs dédiés (énergie, agriculture, arts plastiques, théâtre, informatique etc.). L’association a aussi permis d’attaquer plusieurs problèmes courants impactant la vie des élèves : Entre autres actions, elle a mis à leur disposition un hôpital mobile pour détecter tout problèmes de santé (notamment visuels) ; elle a mis en place une production de serviettes hygiéniques réutilisables au profit des élèves démunies ; elle a conçu un système de transport pour les enfants habitant dans le voisinage de l’école.

En conclusion, l’accompagnement personnalisé dès le plus jeune âge des élèves résulte en des externalités positives à fort impact sur la société entière. Au-delà de l’investissement consacré par nos deux invités, c’est peut-être le pouvoir symbolique représenté par leurs actions qui agit tangentiellement. Au début il y a la croyance d’une minorité dans la capacité à changer les conditions héritées, puis déploiement d’une stratégie pour atteindre des objectifs désignés. A la fin, c’est une couche bien plus large de la société qui s’implique dans la réalisation de ladite stratégie. La politique c’est aussi cela.

Pour en savoir plus, retrouvez ci-dessous la vidéo de présentation de Wallah We Can: https://www.youtube.com/watch?v=O5Oti4Bwvc8

 

 

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